jeudi 24 avril 2008

L'ancien Hôtel-Dieu

Histoire: La tradition fait du seigneur Raoul, le premier bienfaiteur de l’établissement au début du XIIème siècle. Dans la seconde moitié de ce siècle, le comte de Blois Thibaud IV, au titre de suzerain de la terre de Beaugency, dote richement l’Hôtel-Dieu. La chapelle de l’Hospice est placée sous le vocable de Saint-Thibault-l’Ermite. L’hôtel-Dieu entretient trois chapelains et une communauté de Frères et de Sœurs, gouvernée par un maître Spirituel appelé Prieur. La maison reçoit les malades, les indigents, les femmes en couches et les enfants trouvés. L’institution remplit cet office avec des fortunes diverses, pendant près de 800 ans. A la fin du XVème siècle, un incendie endommage l’hospice. Le comte de Dunois-Longueville participe aux dépenses des réparations dont témoigne aujourd’hui le bâtiment central à tourelle de 1515. En 1655, un bureau de l’Hospice est créé composé de plusieurs instances avec, à la tête, un maître spirituel. L’établissement s’agrandit en faisant l’acquisition de plusieurs maisons de la rue des Chevaliers (actuelle rue de la Poterie) afin de pourvoir répondre à la demande. L’hospice accueille les malades et les pauvres de la Maladrerie de Saint-Ladre de Beaugency et de l’Hospice de Tavers en échange de leurs biens.
Au XVIIIème siècle, l’établissement continue d’être rénové et de s’étendre rue des Chevaliers. A partir de 1747, le chapelain remplace le maître Spirituel et ce sont des « Sœurs » ou des filles de la ville qui s’occupent des malades. La chapelle connaît des modifications importantes sous le Second Empire. En 1927, les services de l’ancien Hospice sont transférés à l’emplacement de l’actuel hôpital (avenue de Vendôme). L’Association d’Union Professionnelle de l’Enseignement libre achète les anciens bâtiments de l’Hôtel-Dieu. Il abrite aujourd’hui l’école de la Maîtrise de Notre-Dame.


Ce que l'on peut voir: Des bâtiments du XIIème siècle, ne subsiste que la chapelle Saint-Thibaud profondément remaniée sous le Second Empire. Elle conserve des modillons romans sculptés de végétaux, d’animaux et de personnages extraordinaires qui décorent la corniche rue Porte Tavers
Des aménagements du XVIème, il reste le pavillon central de la cour et son escalier à vis et la façade de l’édifice percée de fenêtres à croisillons gothiques ornés à l’étage. Deux médaillons subsistent dont l’un évoque Louis XI et le Grand Dunois. La porte d’entrée datée de la même époque conserve les armoiries de l’Abbé Jean Pivin.

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